Afrique et océan Indien

Seychelles : spectacle de danse traditionnelle « debaa »

« De Mayotte aux Seychelles, à la découverte du debaa »

En collaboration avec la Délégation de Mayotte à La Réunion, l’Alliance Française des Seychelles a organisé un spectacle de danse traditionnelle ‘debaa’. Le ‘debaa’ provient de Mayotte, département français situé dans l’Océan Indien et dont la population est majoritairement de confession musulmane.

Réservé aux femmes, cet art chanté et dansé, lié à la tradition arabo-musulmane, s’inspire de poèmes mystiques louant la naissance et la vie du prophète. La danse qui lui est associée mobilise exclusivement les parties hautes du corps. Entre tradition ancestrale et art vivant, le « debaa » est un élément important de la culture mahoraise. Il a été distingué en 2009 par le prix France Musique. Le spectacle a été suivi d’une discussion animée par Elena Bertuzzi, spécialiste en analyse du mouvement. Elle étudie la danse et la musique sous un aspect anthropologique, permettant de découvrir des cultures sous un biais nouveau.

Mathilde Crochet, la chargée de développement culturel et de communication à l’Alliance Française ajoute que « Mayotte est une île française si proche des Seychelles mais à la fois trop peu connue ici, nous trouvions cela vraiment important de la mettre en lumière en tant que voisins de l’Océan Indien ! Mayotte et les Seychelles partagent de nombreux points communs : un océan, la langue française, des plages et environnements marins magnifiques, la cuisine très tournée sur le poisson et la noix de coco ; et bien d’autres encore ! Le projet « De Mayotte aux Seychelles : à la découverte du « debaa » » invite les participants à la découverte de Mayotte, sa culture et plus particulièrement sa danse traditionnelle appelée le « debaa ». Nous avons la chance d’avoir Elena Bertuzzi, chorégraphe et anthropologue, qui accompagne les danseuses et qui partage avec passion ses connaissances sur la genèse et l’histoire du « debaa », son importance pour la communauté mahoraise. Le processus de création des chants et des danses, les aspects relationnels, familiaux, religieux et sociaux. On espère que ce projet attisera la curiosité locale, et peut-être, stimulera de nouvelles idées de coopération culturelle pour l’avenir ! »

C’était aussi l’occasion pour les jeunes d’en découvrir un peu plus sur Mayotte, l’île au Lagon qui est si méconnue et si proche des Seychelles en même temps (à 500 km de l’atoll d’Aldabra) !