Du 23 au 25 septembre 2026, l’Alliance Française de Gaborone a organisé la première édition des France × Botswana Film Days. Pendant trois soirées, films français et courts métrages botswanais ont rassemblé le public autour d’une même invitation : découvrir des histoires et rencontrer celles et ceux qui les racontent.
À Gaborone, où l’on ne compte que deux cinémas, l’accès à des films d’auteur et à des œuvres locales reste limité. En proposant des projections et des échanges avec les artistes, l’Alliance Française contribue à élargir l’accès aux arts visuels et à offrir un espace de diffusion aux cinéastes botswanais.
Cette première édition a pris forme à la faveur du report du Festival européen du film, organisé chaque année à Gaborone. Elle prolonge aussi la dynamique suscitée par la présence d’un réalisateur botswanais au Festival de Cannes : une occasion de donner davantage de visibilité au cinéma du pays auprès du public local.
La soirée d’ouverture, en présence de Magali Catajar, numéro deux de l’ambassade de France au Botswana, arrivée en poste début septembre, proposait Vingt Dieux (Holy Cow). Le lendemain, Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse invitait petits et grands à découvrir trois contes animés.
Magali Catajar était également présente pour la clôture, consacrée à la projection de cinq courts métrages botswanais. La séance s’est prolongée par des questions-réponses avec leurs réalisateurs, animées par Wendile Chipo Laba, scénariste et responsable des relations publiques de la Women in Film Guild. Le public a ainsi pu échanger directement avec celles et ceux qui avaient créé les films.
Organisés au moment où le Botswana célèbre le 60e anniversaire de son indépendance, les France × Botswana Film Days ont ouvert un nouvel espace de dialogue entre les cinémas des deux pays. Cette première édition appelle déjà d’autres projections, d’autres collaborations et d’autres découvertes.

