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«Mon expérience interculturelle bulgare» par Marie-Gabrielle Toutlemonde, volontaire internationale à l’Alliance Française de Varna

«Je m’appelle Marie-Gabrielle, j’ai 26 ans et voilà un an que je suis volontaire pour l’Alliance Française de Varna, en Bulgarie.

Plus que le pays, qui s’est révélé être une jolie découverte, c’est la structure au sein de laquelle j’allais effectuer mon volontariat qui me paraissait prioritaire. Travailler au sein d’une Alliance Française me semblait alors hors de portée, puisque les postes proposés nécessitaient, en plus du français, la maîtrise de la langue locale.

Ainsi, quand j’ai constaté qu’il était possible de postuler en tant que volontaire européenne à l’Alliance Française de Varna sans avoir à justifier d’une connaissance de la langue bulgare, je n’ai pas hésité. J’ai eu la chance d’être acceptée, et l’expérience s’est révélée très formatrice.

Au-delà de l’apprentissage inhérent à toute première expérience de travail (je considère en effet les conditions dans lesquelles j’effectue mon volontariat proches de celles d’un emploi « classique » : bureau en open-space, horaires fixes et travail au sein d’un petite équipe), cette année s’est révélée pour le moins surprenante.

S’intégrer professionnellement au sein d’une Alliance Française permet d’appréhender les relations de travail dans un contexte international, avec ce que cela comporte de difficultés, mais aussi d’enrichissements. Le fait est qu’avant de venir ici, j’avais énormément lu sur les expériences des précédents volontaires de l’Alliance. Je me demandais comment ils pouvaient gérer le fait de travailler au contact d’une langue étrangère. Au final, j’ai eu la chance de tomber sur des collègues bulgares adorables qui ont su se montrer patientes face à ma non-maîtrise du bulgare et je garderai de très bons souvenirs de l’ambiance qui régnait au sein de l’espace de travail que nous partagions, et particulièrement des anniversaires que nous fêtions toujours à grand renfort de gâteaux.

Par ailleurs, le mélange entre deux cultures du travail – bulgare et française – peut parfois représenter un challenge. A titre personnel, cela a mis en lumière de manière très pragmatique l’importance de la communication dans un environnement de travail donné (surtout quand celui-ci est plurilingue !). J’ai remarqué par exemple qu’en Bulgarie, on abordait les choses de manière plus détournée qu’en France, et cela se retrouve dans la manière de formuler les phrases : le style d’écriture en bulgare est par défaut plutôt emphatique.

Ainsi, je me rappelle avoir constaté durant mes premières semaines de travail que les textes à visée informative que je rédigeais en français doublaient de volume une fois traduits, à force de formules de politesse et de rajouts d’adjectifs absents dans la version originale.

Enfin, il y a l’organisation des événements qui participent au rayonnement de la culture française, périodes aussi intensives que festives où l’on célèbre la Fête de la Musique ou l’arrivée du Beaujolais Nouveau !

En conclusion, je recommanderais à quiconque désireux de découvrir le fonctionnement d’une institution représentative de la France à l’étranger de s’intéresser aux Alliances Françaises, que ce soit par le biais du SVE … ou d’un autre programme ! »